28 mars 2011

Fred a dit...

fred vargas, écrivaine, écrivain, archéologue, écologie, monde, gouffre, humanité, homme, révolution, cigale

Nous y voilà, nous y sommes.
Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l'incurie de l'humanité, nous y sommes.
Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l'homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu'elle lui fait mal.
Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d'insouciance, nous avons chanté, dansé. Quand je dis « nous », entendons un quart de l'humanité tandis que le reste était à la peine. Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides àl'eau, nos fumées dans l'air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu'on s'est bien amusés.
On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l'atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu. Franchement on s'est marrés.
Franchement on a bien profité.
Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu'il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.
Certes.


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23 septembre 2009

Le Développement durable

Une vidéo de 13 minutes au cours de laquelle Sylvie Brunel balance de quoi faire tourner en bourrique les acteurs du développement durable. 

Deux questions me trottent dans la tête : Un an après cette interview, la crise a-t'elle changé l'humanité ? Et Si l'homme n'est pas un parasite, quel nom donner aux financiers ?

21 mai 2008

Albert a dit

"La dépravation des moeurs politiques de notre temps [...], allant de pair avec les énormes progrès de la technique, constitue dès aujourd'hui une menace sérieuse pour l'humanité. [...] Partout domine le culte de l'efficacité et du succès au détriment de la valeur des choses et des hommes [...]; s'ajoute à cela l'effet pernicieux d'une lutte économique sans merci." Albert Einstein.

24 avril 2008

Un membre de la FAO

à ce jour, il reste 2 mois de stocks de céréales pour nourir l'humanité... "un membre de la FAO, sur France-Culture, le 15 avril 2008"