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23 septembre 2009

Le Développement durable

Une vidéo de 13 minutes au cours de laquelle Sylvie Brunel balance de quoi faire tourner en bourrique les acteurs du développement durable. 

Deux questions me trottent dans la tête : Un an après cette interview, la crise a-t'elle changé l'humanité ? Et Si l'homme n'est pas un parasite, quel nom donner aux financiers ?

Commentaires

Ah Sylvie BRUNEL !

Je ne sais pas trop pourquoi SB me dérange. Elle fait des constats plutôt justes mais des analyses approximatives et des propositions de solutions qui me semblent franchement incomplètes.
Par exemple, lorsqu'elle dit que nous (occidentaux) nous concentrons trop sur le volet environemental du DD et pas assez sur le volet social c'est une demi vérité. Quand on sait que les occidentaux vivent sur une empreinte carbone de 2,5 a 15 fois ce que la terre peu supporter pour chacun de nous. Il est d'une urgence absolue de revenir à la normale. C'est tout aussi urgent que de traiter le volet social. Si on continue à vivre sans changer le mode de vie occidental, les actions pour le social au tiers monde ne seront que piqures de puces sur un mamouth en voie d'extinction !
Nous sommes obligés de traiter tous les piliers du DD, on ne peut pas dire on en fait trop sur un. On n'en fera jamais assez sur aucun, tant que nous n'aurons pas inversé la course sucidaire à la croissance.
Et plus on attend pour agir plus il sera difficile de mener tous les combats de front.

Ecrit par : Cartus | 23 septembre 2009

Encore une fois sur la même longueur d'onde que vous Cartus. J'ai failli mettre un commentaire par rapport à la faune. Pour moi, l'un ne va pas sans l'autre, d'accord, il faut s'occuper de l'éducation dans les villages africains, c'est une priorité, mais pour moi, ça n'est à placer ni avant ni après la sauvegarde de la faune, mais sur le même plan. La biodiversité est aussi indispensable à l'homme que le social. Je reconnais cependant que SB n'est pas si éloignée que ça de mes convictions profondes.

Ecrit par : la blonde écolo | 23 septembre 2009

Tant au niveau social qu'au niveau environnemental, il n'y a pas une, mais des solutions pour aider non pas à inverser le processus de réchauffement car il est trop tard, mais du moins à le ralentir.
Il est évident que les intérêts commerciaux ne vont pas toujours dans le bon sens, mais nous pouvons néanmoins essayer de vivre avec notre temps sans pour autant répéter toujours les mêmes erreurs.
Personne ne détient LA vérité, mais tous un morceau de vérité, une solution parmi tant d'autres, et il y a du travail pour les mettre toutes en application.
Si tout le monde voulait bien se donner la main !

Ecrit par : Colette | 29 septembre 2009

Oui, la solidarité, la foi en l'homme manquent cruellement à nos contemporains plus affairés à évaluer leur capital que leur valeur humaine. Mais tout n'est pas perdu n'est-ce pas ?

Ecrit par : la blonde écolo | 30 septembre 2009

Intéressante entrevue. Merci à la blonde écolo de l'avoir diffusée. Je dis "intéressante", non parce que le propos de Sylvie Brunel est particulièrement éclairant sur ce qu'est le développement durable, mais parce qu'il reflète l'opinion de nombre de nos concitoyens.
On rencontre régulièrement l'idée qu'il faut choisir entre développement social et protection de l'environnement. Ces deux-là seraient incompatibles. Cela vient peut-être en partie de l'opposition sémantique entre "développement social" et "conservation". "Conservation" sonne peut-être trop comme "conservatisme". Mais c'est probablement avant tout parce que les acteurs de la conservation s'opposent constamment aux partisans du développement économique tel qu'il est mené dans la vaste majorité de ce monde. Pourquoi? Parce que les protecteurs de l'environnement sont opposés au changement, au progrès, au développement des pays du sud? Non. Pas du tout. Bien au contraire.
Mais ils sont fermement opposés au développement économique tel qu'il est pratiqué dans la grande majorité des pays à économie de marché. Ce developpement-là profite avant tout à une fraction de la population, et surtout, il ne leur profite qu'à court et moyen terme. Les protecteurs de l'environnement et leurs partisans jugent au contraire que quels que soient nos choix économiques, ceux-ci ne doivent exister que s'ils sont compatible avec notre survie à long terme. Ils n'ont pas grand mérite, c'est trivial. Bien sûr, ça réduit de beaucoup le champ des options possibles. C'est contraignant. Très contraignant, même. Il est indéniable que ça nous coûte. A court ou moyen terme, impossible de rivaliser avec l'immédiat bénéfice du libéralisme économique. C'est une évidence. C'est même pour ça que le libéralisme économique domine la planète. Parce qu'il est basé sur le principe de sélection par compétition directe, phénomène n'ayant lieu que dans le présent ou du moins sur une échelle de temps très courte.
Ce qu'il faut que nous comprenions, c'est que tant que nous vivons dans un milieu fermé, dans un aquarium en somme, le libéralisme économique ne peut nous mener bien loin. A court terme, il est formidable, il nous donne la play station, internet, l' iphone et l'IRM. Mais à long terme, rien de bon ne peut en sortir. Ca ne signifie pas qu'il faut tout rejeter un bloc. Sans un certain degré de libéralisme économique, plus de play-station, certes, mais surtout, plus de démocratie ni de libertés individuelles...
Comme souvent, la solution est peut-être la voie du milieu. Je ne parle pas du bouddhisme (quoi que...), mais d'une économie de marché contrôlée, dans laquelle le prix des marchandises serait toujours fixé par le principe de concurrence, mais avec, en plus de l'offre et de la demande, un troisième larron : l'impact environnemental. Un peu dans l'esprit du système de commerce du carbone tel qu'il est mis en oeuvre à l'échelle de l'UE. Que les fabricants de produit non "environment-friendly" aient à reverser une partie, même infime, de leurs profits à ceux qui montre la bonne voie, et le mécanique bien huilée, inarrêtable de l'économie de marché nous propulsera inéluctablement vers le progrès écologique sans renier le progrès technologique. Ni le progrès social !

Nos économies sont prêtes pour ce changement. Il ne manque qu'un élément, de taille : l'information. Que l'on donne à tous le monde, avec patience, tacte, diplomatie et obstination, les éléments d'une réflexion que chacun doit ensuite mener dans son coin. Les donneurs de leçon font autant de mal que ceux qu'ils croient combattre. Et lorsque la majorité comprendra que sans un environnement sain, aucun progrès social n'est envisageable, nous pourrons nous permettre le luxe d'être optimiste.

Eduquons nos enfants, discutons avec nos amis, nos voisins, nos enseignants, éduquons les Sylvie Brunel. Mais sans trop nous enflammer ! Le débat ne consiste pas à savoir qui a raison et qui à tort !

Ecrit par : Damien | 08 octobre 2009

Commentaire très intéressant. Personnellement, j'ai plus l'impression d'une surinformation aboutissant à une désinformation. J'aurais tendance aussi à mettre un bémol au discours de Sylvie Brunel qui me rappelle cet excellent livre "comment les riches polluent la planète". Oui, l'impact environnemental d'une personne de classe moyenne est minime comparé à celui d'une classe très aisée voir riche, mais l'urgence est telle que personne n'est en droit de se déculpabiliser et que tout le monde doit faire un effort pour changer un monde basé sur des valeurs futiles et des principes irresponsables pour l'avenir de l'humanité. Vous citez le boudhisme, il se trouve que c'est la seule religion que je respecte...

Ecrit par : la blonde écolo | 09 octobre 2009

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