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11 juin 2009
L'affaire du Petit Colibri
Richard Wallner ou « la ferme du petit colibri », retenez bien ces noms car il se pourrait que vous ne retombiez sur eux dans les mois qui viennent tant l’œuvre de cet agriculteur éclairé est essentielle pour l’avenir de l’humanité et tant l’injustice dont il est victime est insupportable. D’ailleurs, son histoire a tellement touché la blonde qu’elle a décidé d’éditer une newsletter exclusivement consacrée à cette affaire. C’est donc le nez au sol et les bras en croix qu’elle vous prie de consacrer un peu de votre temps à Richard, ce chevalier du 21e Siècle qui se bat à terre et sans cheval contre les oppositions du maire de Marsac. Découvrez son histoire à travers la vidéo ci-dessous et en cliquant sur lire la suite.
2003, Richard Wallner, ingénieur en micro-électronique et professeur de maths à Paris, part s’installer à Angoulème. Il y cherche alors un lieu pour y installer son concept de ferme symbiotique, un espace d’agriculture écologique totalement autonome et en symbiose avec l’équilibre naturel. Il trouve enfin un terrain à Marsac dont le propriétaire est agriculteur bio depuis 10 ans.
Avant de signer l’achat, Richard Wallner va présenter son projet à la mairie en compagnie du responsable foncier de la chambre d’agriculture dont il a obtenu le soutien. M. Le Maire Jean-Marie Acquier émet de vagues réticences à l’idée de l’installation de cette ferme innovante sans pour autant donner d’explications précises. Il faut indiquer que M. le Maire est lui-même agriculteur, maïsiculteur et éleveur de cochons hors sols. Ce dernier se dévoilant finalement intéressé par le même terrain fait une contre offre très élevée au propriétaire qui refuse, malgré l’appât du gain, de faire affaire avec lui et lui préfère Richard Wallner. Le propriétaire étant un ancien agriculteur traditionnel, ayant œuvré ardemment pour passer sa terre en bio souhaite en effet que ses efforts ne soient pas anéantis après son départ en retraite et souhaite également installer un jeune de plus sur la commune.
La vente signée, Richard démarre son projet et rencontre ses premières difficultés qui vont s’avérer de plus en plus insurmontables malgré les nombreux soutiens de la région, la Diren, la chambre d’agriculture et diverses associations. En effet, en 2005, M. le Maire qui considère cet agriculteur comme un « jardinier du dimanche » « qui n’a même pas de tracteur » « un gamin qui a une lubie » fait passer toute la surface de terrain en zone naturelle ce qui revient à lui interdire la construction de bâtiments. Sans permis de construire de la mairie, impossible donc pour lui de poursuivre son activité pourtant vitale pour développer nos connaissances de l’agriculture naturelle, et impossible aussi de vivre de sa ferme.
Or, plusieurs organismes officiels comme la chambre d’agriculture ont estimé que le classement du site en zone naturelle n’était pas fondé et que le PLU (plan local d’urbanisme) était entaché d’une erreur manifeste d’appréciation.
De plus, d’après la direction régionale de l’environnement de Poitou-Charente, « d’une façon générale, le zonage Natura 2000 n’implique pas d’inconstructibilité de principe ».
A ce jour :
Le maire n’est toujours pas venu au Colibri,
La situation est toujours bloquée par M. le Maire qui refuse encore le permis de construire.
Richard Wallner est condamné à vivre dans une caravane sur son terrain sans bâtiment de stockage.
Pour + de détails voir l’excellent dossier de presse sur le lien suivant :
http://aupetitcolibri.free.fr/Presse/colibri_Dossier%20De...
Ou la synthèse : http://aupetitcolibri.free.fr/NOTRE_PROJET/Synthese_Ferme..._
Plan du Petit Colibri, cliquez sur le dessin pour l'agrandir.
A découvrir aussi le site « Au petit Colibri » :
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| Tags : petit colibri, richard wallner, marsac, 16570, conflit, maire, ferme biologique, symbiotique, naturel, respect environnement |
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Commentaires
Ayant été obligée de supprimer cette note et de la réediter à cause des bugs sur ma page d'accueil, les commentaires ont également été supprimés, désolée de cet incident.
Écrit par : la blonde écolo | 19 juin 2009















